Editorial

Pourquoi un Pôle Habitat CAP 21
A l’heure actuelle, les éléments suivants sont au cœur du débat écologique :
  • Gaspillage se traduisant par des manques et une mauvaise répartition des ressources
  • Pollution se traduisant par un danger climatique imminent
  • Volet social maltraité.

Ces 3 aspects concourent au mal ou bien être des individus.

L’Habitat est l’une des pierres angulaires majeures, il est donc du devoir des politiques d'entamer une réflexion profonde et de dégager des mesures concrêtes...chose encore inconnue dans notre pays soumis à la pression de lobbies divers et avariés...

Olivier Lambeaux

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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 13:41
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 08:19
Cap21: lettre aux adhérents



Chers amis,

La succession des élections présidentielles, législatives puis municipales n'ont pas laissé beaucoup de temps au débat interne que ce soit au sein de CAP21 ou du Mouvement Démocrate que nous avons contribué à fonder pour peser davantage dans le débat politique.

Le temps est venu de reprendre nos réflexions tant sur le fond que sur la stratégie.

Nous avons à formuler un projet alternatif, synthétisant les valeurs de générosité, de justice sociale, de démocratie avec le pragmatisme dans le domaine de l’économie. Et surtout, être les premiers à proposer un authentique projet de développement durable, fondée sur la nouvelle donne économique liée aux enjeux écologiques et à l’adaptation au changement climatique.

La 3ème révolution industrielle doit conduire à une large redistribution de l’énergie. L’évolution vers l’énergie renouvelable, produite localement, partiellement stockée sous forme d’hydrogène et la création de maillages reliant les communautés autour du monde sont un grand espoir pour sortir des milliards d’hommes de la pauvreté comme le montre les travaux de Jérémy Rifkin, président de la Foundation of Economic Trends. C’est l’essence même du développement durable et d’une nouvelle mondialisation se réalisant du bas vers le haut et qui sortira le monde de la vieille énergie tirée du carbone et de l’uranium pour le conduire vers un futur non polluant et durable. C’est également dans cette dynamique des communautés locales que nous assurerons la sécurité alimentaire et l’accès à l’eau.

C’est malheureusement le chemin contraire que la France est en train de prendre. La relance de la politique nucléaire par le Président de la République nous maintient dans un système extrêmement centralisé et freine l’essor des énergies renouvelables et l’innovation technologique. Le système français est relativement inefficace pour faire émerger de nouvelles entreprises développant des éco-solutions comme l’avait démontré notre Présidente, Corinne Lepage, avec le groupe de travail Ecoresp. La France est ainsi très en retard dans le soutien aux entreprises « cleantech » alors que les laboratoires de recherche public disposent de nombreux projets.

L’Etat s’emploie à recycler continuellement les mêmes recettes. L’aggravation des déficits publics nous conduit dans l’impasse d’un nouveau plan de rigueur où les coupes budgétaires auront raison de cette économie de l’innovation, de la recherche, du développement durable et solidaire que nous appelons de nos vœux.

Dans ce contexte, nous devons plus que jamais nous recentrer sur le projet et préparer l’avenir en osant bousculer les conservatismes et en montrant qu’une autre voie est possible. Ce sera l’objet de nos débats lors du prochain Congrès de CAP21 qui devrait se tenir les 14 et 15 juin à Nanterre. Avec Bertrand, Corinne et l’ensemble des membres du bureau politique, nous vous y attendons nombreux.

En tant que parti fondateur, nous aurons également à débattre de la stratégie de construction et de structuration du Mouvement Démocrate sans en ignorer les difficultés et les nombreux obstacles. Je ne doute pas que nos échanges seront nourris et que nous arriverons à en faire la synthèse car nous avons toujours sû nous rejoindre sur les valeurs qui fondent CAP21. Vos contributions seront évidemment les bienvenues.

Eric Delhaye

Porte-parole de CAP21

Pre-incriptions : congres2008@cap21.net
Contributions : contributions@cap21.net

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Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /Oct /2007 22:42



Dans une tribune que nous (ipol) diffusons, Corinne Lepage se demande pourquoi le Grenelle de l'environnement commence à faire peur et à déranger sérieusement certains lobbies. Elle en appelle à la vigilance citoyenne, pour que la France ne rate pas une belle occasion de faire de sérieux progrès en matière d'environnement.

Cette nouvelle rubrique baptisée "Eclats" sera ouverte à des personnalités qui souhaitent apporter un point de vue pertinent et impertinent sur des sujets dont on ne parle pas toujours à la télévision !

Commentaires

Entièrement d'accord avec les propos de Corinne Lepage. (j'avais d'ailleurs fait un post sur mon blog à ce sujet : http://www.ecolodujour.com/article-12763348.html)
Les lobbys se rendent compte que les Français sont prêts à changer certaines habitudes et c'est justement ce qui les inquiètent !
A nous, simples citoyens d'être attentifs à ce qui va se passer dans les jours qui viennent et surtout, de participer aux différents débats pour prouver que la révolution écologique annoncée par Borloo, nous la voulons car .....si nous ne le faisons pas maintenant, on risque de le payer de plus en plus cher dans l'avenir

Par OL - Publié dans : cap21habitat
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 22:44
Voici une série de bonnes nouvelles glanées sur la newletter de la Fondation Nicolas Hulot

1- EcoZAC de Rungis : des citoyens poussent la Mairie de Paris a lancer un projet urbain exemplaire, Graines de changement n°33, juin-juillet 2007
2- L'habitat de demain sur le terrain de l'efficacite energetique, Les Echos, Serie : l'habitat a l'ere du developpement durable, 30/07/07
3- Comment rendre sa maison plus econome en energie, Les Echos, 31/07/07
4- La "maison 3 litres" : un concept innovant d'isolation et de regulation thermiques, Les Echos, 01/08/07
5- La maison la plus "ecolo" d'Amerique du Nord a pignon sur rue a Montreal, AFP, 14/08/07
6- L'architecture bioclimatique interesse Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, Actu-Environnement, 21/08/07

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1- EcoZAC de Rungis : des citoyens poussent la Mairie de Paris a lancer un projet urbain exemplaire, Graines de changement n°33, juin-juillet 2007
 
Philippe Bovet, journaliste specialise en environnement, et les autres co-fondateurs des Amis de l'EcoZAC de Rungis, ont de quoi etre satisfait : le combat qu’ils ont amorce en creant l’association, a l’ete 2005, est en passe d’etre gagne. De quoi s’agit-il ? Dans l’extreme-sud de Paris, pres de la Place de Rungis (13e arrondissement), une friche SNCF de 3,8 hectares (ou passait la ligne ferroviaire de la Petite Ceinture) doit etre depolluee en 2007 puis rehabilitee en ZAC (Zone d'Amenagement Concerte) avec des logements sociaux et prives, des bureaux, une maison de retraite, une creche, etc. Au total, un projet de construction qui devrait s’etendre sur dix ans…
L’objectif des Amis de l’EcoZAC, qui regroupe des militants ecologistes (comme les associations Greenpeace, Negawatt, etc.) et des riverains, est d’influencer la Mairie et de peser sur le cahier des charges du projet pour faire de cette ZAC un modele de quartier ecologique. Pour cela, l’association milite pour que le projet s’inspire des experiences tres innovantes du quartier Vauban (Fribourg) ou de l’exemple de BedZED (Londres), qui allient economies, eco-efficacite remarquable et qualite de vie grace a differentes caracteristiques : architecture bioclimatique faisant la part belle aux batiments a basse consommation d’energie et aux energies renouvelables, materiaux naturels et non toxiques (bois non traite et absence de PVC notamment), recuperation de l’eau de pluie et recyclage des eaux usees, locaux livres avec des equipements energetiquement efficaces, usage tres limite de la voiture, acces privilegie en transports en commun, pistes cyclables et locaux a velo, jardins et promenades sures pour les enfants, tri des dechets performant et compostage des dechets organiques, etc.
Alors qu’en 2005, le cahier des charges ne comportait pas beaucoup d'exigences environnementales (seule la creche devait adopter la demarche francaise HQE - Haute Qualite Environnementale des batiments – qui n’est pourtant pas consideree comme etant en soi tres innovante), la Mairie du 13eme et l’amenageur (la Semapa) ont annonce en mars 2007 que les principaux objectifs proposes par l’association pour le projet ont ete retenus : la ZAC aura des batiments bien isoles et l’ensemble de la zone consommera en moyenne 50 kWh/m2/an, soit quasiment la moitie moins que ce qu’exige la reglementation thermique actuelle ; les batiments integreront du solaire thermique et photovoltaique, de la geothermie (pour prechauffer les locaux en hiver et les refroidir en ete) et des systemes de recuperation de l’eau de pluie pour alimenter les jardins et eventuellement les chasses d’eau des logements et bureaux ; la ZAC sera une zone de transports doux, essentiellement reservee aux pietons et cyclistes, avec peu de parkings mais des places reservees aux voitures partagees.
Pari gagne, donc, mais les Amis de l'EcoZAC entendent bien continuer a jouer un role important dans l'accompagnement du projet, pour suivre la transformation des intentions en pratiques concretes. En outre, de nombreuses autres friches doivent etre amenagees dans les annees qui viennent a Paris, et l’association a deja fait ecole, avec la creation recente d’une association des amis de l’ecoZAC des Batignolles (17e)…
Pour en savoir plus : http://ecoz.ouvaton.org
<http://www.grainesdechangement.com/newsletterjuinjuil07.htm>
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2- L'habitat de demain sur le terrain de l'efficacite energetique, Les Echos, Serie : l'habitat a l'ere du developpement durable, 30/07/07
Chantal Houzelle
 
Pour tenir son engagement de reduire ses emissions de CO2 de 75 % d'ici a 2050, la France doit investir massivement dans la renovation de son parc immobilier, qui absorbe 46 % de la consommation energetique nationale.
Quelles sont les fondations d'une industrie du batiment construite sur le terrain du developpement durable ? Responsable de 21 % des emissions de dioxyde de carbone (CO2) et de 46 % de la consommation energetique en France, selon un etat des lieux recent de l'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie (Ademe), ce secteur est au coeur de cette problematique. L'objectif vise a limiter le rechauffement climatique et a securiser les approvisionnements en ressources fossiles epuisables a long terme, sur fond de flambee du prix du baril de petrole. Pourtant, depuis une trentaine d'annees, on a bien enregistre des gains d'energie importants avec une baisse de la consommation moyenne de l'ordre de 30 % par logement. Meme constat pour les constructions neuves qui, au fil des reglementations thermiques successives mises en oeuvre depuis 1975, ont vu leurs consommations diminuer d'un facteur 2 a 3. Neanmoins, " en raison de l'extension du parc immobilier, de l'elevation du niveau de confort avec la multiplication des appareils electromenagers ou de l'apparition de nouveaux besoins comme la climatisation, la consommation d'energie totale a augmente de plus de 20 % entre 1973 et 2005 ", explique Pierre Herant, chef du departement batiment et urbanisme a l'Ademe.
Pour sortir de cette impasse, il est donc incontournable d'accelerer la renovation et le renouvellement du parc immobilier sur la base de fondations qui reposent sur un bati fortement isole, une bonne aeration, un niveau d'eclairage naturel plus eleve, des equipements moins gourmands en energie, dont l'origine devra etre de plus en plus renouvelable.
Ce chantier energetique est gigantesque vu l'etat des lieux actuel. Sur les 30,2 millions de logements repartis sur le territoire national, qui absorbent 68 % de la consommation energetique nationale (le solde reside dans le tertiaire), 63 % ont ete construits avant la premiere reglementation thermique entree en vigueur en 1975. Si l'on considere que le taux de renouvellement annuel du parc est inferieur a 1 %, il restera environ 40 % de constructions de ce type en 2050, date a laquelle la France s'est engagee a diviser par un facteur 4 ses emissions de CO2. C'est-a-dire a reduire ses emissions de gaz a effet de serre de 75 % d'ici a cette echeance.

Des investissements par foyer trop faibles
Autant dire que pour remplir cet objectif, il est absolument necessaire de mettre les bouchees doubles en matiere de rehabilitation pour ameliorer les performances thermiques des batiments existants. Mais ce n'est pas gagne d'avance. Car, selon une enquete recente de la Sofres, les investissements consentis par les menages dans les travaux de maitrise de l'energie se chiffrent pour l'instant a 25 euros par metre carre. Au rythme auquel les Francais s'attellent a ce type de chantier, en moyenne tous les huit ans, chaque foyer est parti pour investir 125 euros par metre carre en 2050. " Mais le flux de l'investissement de la moyenne des Francais est nettement insuffisant et il faudra a minima tripler cet effort financier ", estime Pierre Herant. En effet, pour atteindre collectivement le fameux facteur 4, il faudrait que chaque menage porte cette enveloppe entre 200 et 400 euros par metre carre en fonction de l'etat de vetuste et de l'anciennete de son habitation. Ce qui revient pour chaque proprietaire d'un logement existant de 100 metres carres a planifier un investissement entre 20.000 et 40.000 euros sur quarante-cinq ans pour gagner progressivement en efficacite energetique.
Si le principal gisement d'economie d'energie se trouve dans le parc existant, la pression reglementaire s'accentue aussi sur le plan des constructions neuves (residentielles et tertiaires). Il est prevu de revoir a la hausse tous les cinq ans les exigences de la nouvelle reglementation thermique entree en vigueur le 1er septembre 2006, en vue de parvenir d'ici a 2020 a une baisse de la consommation de 40 % par rapport a 2000. C'est le debut d'une nouvelle ere immobiliere : " Nous sommes en train de prendre conscience qu'il va falloir reinvestir regulierement dans son habitation. Chacun s'y retrouvera sur la facture energetique ainsi que sur le prix de le revente ", conclut Pierre Herant. Sur le meme modele que les equipements electromenagers, il existe aujourd'hui une " etiquette energie " pour le batiment qui va favoriser la prise de conscience du grand public. Reste que la facture n'est pas a la portee de toutes les bourses et que l'Etat devra mettre la main a la poche.
<http://www.lesechos.fr/info/innovation/300188746.htm>
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3- Comment rendre sa maison plus econome en energie, Les Echos, 31/07/07
Chantal Houzelle

Pour transformer une habitation " courant d'air " en une maison a basse consommation, la pierre angulaire reside dans une isolation performante. 
Pour donner a sa maison un air futuriste, il ne suffit pas de planter des eoliennes au beau milieu de son jardin, entre les parterres de fleurs multicolores et les haies de coniferes. Il faut d'abord rendre son habitation plus econome en energie. Si la France est partie avec dix ans de retard dans la chasse au gaspillage par rapport a des pays comme l'Allemagne ou la Suisse, on est aujourd'hui capable de transformer une " epave " energetique en une maison a basse consommation dans l'Hexagone. A l'image du label Minergie qui estampille les batiments performants en Suisse, il existe depuis peu en France le label Effinergie pour les constructions neuves. L'equivalent pour les batiments existants sera a priori mis en place a la rentree de septembre. " C'est une reconnaissance officielle de leur performance energetique qui leur donne une plus-value sur le marche de l'immobilier ", souligne Jean-Christophe Visier, directeur du departement energie, sante et environnement du Centre scientifique et technique du batiment (CSTB), l'un des 10 partenaires impliques dans l'association Effinergie, creee en mai 2006. Pour etre eligible a ce label, une construction neuve ne doit pas consommer plus de 50 kW/m2/an et une habitation ancienne moins de 80 kW/m2/an.
Quels travaux entreprendre pour qu'une maison " courant d'air ", qui brule plusieurs centaines de kilowattheures par metre carre et par an, ne depasse pas ce seuil ? La pierre angulaire d'une maison a basse consommation est d'eviter au maximum les pertes de chaleur. La solution la plus efficace passe avant tout par une isolation performante. A commencer par le toit sous lequel il est preconise de doubler la couche isolante de 20 a 40 centimetres. Meme mesure conseillee pour les murs dont l'epaisseur atteint aujourd'hui 20 centimetres. Pour un batiment a plusieurs etages, on privilegiera une isolation exterieure qui evite des ruptures thermiques a chaque etage. En revanche, pour une maison de plain-pied, le principe d'une isolation interieure est tout aussi efficace et moins couteuse.

Pas de materiaux de rupture
Pour " calfeutrer " nos interieurs, les materiaux les plus repandus restent toujours les classiques, tels que la laine de verre ou le polystyrene. " On peut aussi utiliser des materiaux plus performants pour en reduire un peu l'epaisseur, mais ce sont pour l'instant des derives de ces materiaux classiques dont on a augmente la densite pour ameliorer les proprietes isolantes de 20 % ", explique Jean-Christophe Visier. Il n'existe pas encore sur le marche de materiaux de rupture, plus minces et nettement plus isolants, qui sont encore au stade de l'experimentation et que l'on emprisonne, par exemple, sous vide entre deux plaques d'aluminium. Pour l'heure, c'est le principe somme toute simple de l'augmentation de l'epaisseur de la couche isolante qui a fait ses preuves, notamment en Allemagne et en Suisse.
Mais une isolation performante des murs et du toit ne suffit pas. Il faut aussi s'attaquer a la principale source de deperdition de chaleur pour ne plus jeter l'energie par les fenetres ! A titre comparatif, le coefficient de perte etait de 5 pour celles realisees par un menuisier d'antan, de 2 pour le standard des annees 2000 et de 1,2 pour une fenetre high-tech. Que les encadrements soient en PVC, en bois ou en aluminium, elle comporte au minimum un double vitrage avec un verre technologique de 12 a 18 millimetres d'epaisseur (contre 6 millimetres auparavant), devenu standard, et un gaz du type de l'argon emprisonne entre les deux parois.
Reste qu'a vouloir rendre une fenetre etanche a quasi 100 %, elle s'est transformee en capteur solaire qui, par fort ensoleillement, gagne davantage d'energie qu'elle n'en perd. D'ou la necessite d'installer un systeme de protection comme un volet ou un store, pour assurer la regulation de la temperature. Dans le meme registre, a vouloir faire d'un batiment un bunker thermique, il faut absolument prevoir une ventilation efficace. Car, tout naturellement, pour aerer son interieur et profiter de la meilleure qualite de l'air exterieur, on a tendance a ouvrir largement les fenetres, meme en plein hiver. Afin de ne pas perdre le benefice d'une maison a basse consommation, l'une des idees astucieuses est de mettre en place un systeme de tuyauterie avec un echangeur de chaleur pour rechauffer l'air entrant.    
<http://www.lesechos.fr/info/innovation/300188757.htm>
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4- La " maison 3 litres " : un concept innovant d'isolation et de regulation thermiques, Les Echos, 01/08/07
Chantal Houzelle
 
Elabore par BASF pour la renovation energetique des batiments anciens, le concept de " la maison 3 litres " est aujourd'hui mis en oeuvre dans des construction neuves de tres basse consommation.  
Selon de nombreux experts, l'un des concepts de rehabilitation energetique des batiments anciens les plus novateurs, reside dans la " maison 3 litres " de BASF. Autrement dit, apres renovation, la consommation d'une habitation qui brule en moyenne 20 litres de fuel par metre carre et par an, fond a 3 litres. Bilan : pour une superficie de 100 m2, les couts de chauffage chutent de 1.000 a 150 euros par an et les emissions de CO2 sont reduites de 80 %. Pour atteindre cette performance thermique, le groupe chimique allemand a mis en oeuvre deux innovations majeures, qui sont les piliers porteurs de ce concept baptise " Generation E ". Une sorte de manteau d'isolation, confectionne en Neopor, emmitoufle les murs exterieurs, le plafond de la cave ainsi que le toit, avec des plaques d'une epaisseur de 20 centimetres. Qu'est-ce qui confere a ce materiau, pourtant compose a la base d'un polystyrene tres classique, un tel pouvoir isolant ? L'idee astucieuse est d'y avoir incorpore des reflecteurs infrarouges qui reflechissent les rayons de la chaleur et les emprisonnent ainsi a l'interieur. A pouvoir isolant egal, on peut ainsi reduire l'epaisseur du materiel de 15 a 20 %.
La deuxieme innovation majeure se niche dans l'utilisation de produits chimiques dits a changement de phase (Micronal), qui conferent a des materiaux de construction courants, comme des plaques de platre, la capacite de reguler la temperature ambiante a l'interieur du batiment. Le secret ? Des billes de polymeres microscopiques contiennent une cire qui, sous l'effet de la chaleur ou du froid, fond ou se solidifie. L'action de ces microcapsules se declenche des que la temperature dans la piece depasse le point de fusion de la cire (26oC). La chaleur excedentaire se diffuse dans le mur et s'y accumule. De cette maniere, les pics de chaleur sont absorbes pendant la journee et evacues grace a la fraicheur nocturne. Il en resulte une regulation constante sans aucun cout. A titre comparatif, un panneau en Micronal de 1,5 cm d'epaisseur, dont chaque metre carre renferme 3 kilos de microcapsules, presente la meme capacite d'accumulation de chaleur qu'un mur de beton de 9 cm ou de briques de 12 cm.

Des experiences en Allemagne et en France
Ce concept de renovation energetique, le groupe chimique allemand l'a en premier lieu experimente en Allemagne, pour rehabiliter un ensemble d'immeubles eriges a Ludwigshafen dans les annees 1930, a proximite de son site industriel, qui etaient destines a loger ses ouvriers et geres par sa propre societe immobiliere Luwoge. " C'est devenu en quelque sorte notre quartier de recherche et developpement, ou nous avons mis au point le prototype de la "maison 3 litres" en 2000 ", raconte Dunja Umhoefer, en charge du developpement de BASF pour l'Europe de l'Ouest. " Sur le meme principe, nous avons aussi construit sur ce site 46 maisons neuves a 1 litre ", ajoute-t-elle.
Pour son premier chantier en France, BASF s'est associe a Logirep et au Centre scientifique et technique du batiment (CSTB) pour remettre en etat une maison, a la facade classee et tres delabree, qui abrite huit logements sociaux a Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne (photo). " Dans ce cas, nous avons du relever deux defis. Sur le plan architectural, il a fallu reconstituer la facade a l'identique et, au niveau energetique, reduire la perte de chaleur d'un facteur 8 ", explique Dunja Umhoefer. En effet, pour le chauffage et la ventilation, la consommation est passee de 400 kWh par metre carre de surface habitable et par an, avant renovation, a moins de 50 kWh ! Actuellement, le groupe allemand prend pied sur d'autres chantiers en France, notamment la construction de treize logements sociaux neufs a Reims, avec une consommation energetique encore reduite a 1,5 litre.
<http://www.lesechos.fr/info/innovation/300188766.htm>
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5- La maison la plus "ecolo" d'Amerique du Nord a pignon sur rue a Montreal, AFP, 14/08/07
 
Montreal (AFP) - En plein coeur de Montreal, derriere une facade que rien ou presque ne distingue de ses voisines, se cache une maison qui se targue d'etre la plus ecologique d'Amerique du Nord.
"Toit ecolo" ou poussent des legumes, recyclage d'une partie des eaux usees, chauffage par geothermie, isolants a base de soja: son concepteur a multiplie les astuces pour faire de sa demeure familiale un exemple des maisons urbaines de l'avenir afin d'eviter d'epuiser les ressources de la planete.
"J'ai applique l'ensemble de mes connaissances acquises depuis dix ans", explique au visiteur Emmanuel Cosgrove, 31 ans, consultant en eco-construction, en ramassant, ravi, un concombre qui a pousse en pleine terre sur le toit de sa maison transforme en potager.
La maison, situee sur l'avenue du Parc, l'une des arteres les plus passantes de Montreal, abrite trois generations de sa famille.
Pour lui, la vraie demeure ecologique de l'avenir ce n'est pas une jolie maison a la campagne, mais une habitation "a haute performance energetique, qui verdit la ville", parce que "de plus en plus c'est la que vit et vivra la grande majorite de l'humanite".
Ses efforts lui ont valu d'obtenir la certification platine, la plus haute du programme LEED (Leadership in energy and environmental design), un label de qualite "ecologique" pour les batiments decerne par un comite americain, l'US Green building council.
Quatre autres maisons ont atteint le niveau platine sur 6.000 dans le programme LEED en Amerique du Nord, mais sa maison est pour le moment la seule a avoir depasse un total de 100 points sur 130 possibles, affirme M. Cosgrove.
Les points sont decernes en fonction de l'innovation, de la gestion efficace de l'eau et de l'energie, mais aussi de la situation geographique.
Ainsi la maison de M. Cosgrove a-t-elle grappille quelques precieux points grace a sa situation en pleine ville, sa proximite de tous les services essentiels minimisant l'utilisation d'une voiture.
Mais elle est surtout beaucoup plus econome que ses voisines. "On utilise environ un quart de l'energie d'une maison normale et moins d'un quart de l'eau, non parce que l'on vit mal, mais parce que la maison est construite de facon eco-intelligente", dit-il.
L'eau des douches et de la vaisselle est recuperee dans une cuve, acheminee vers un systeme de traitement bacteriologique des "eaux grises" sans recours au chlore et reutilisee pour la chasse des toilettes et l'irrigation du potager installe sur le toit.
Les dechets organiques sont compostes et servent d'engrais pour faire pousser les tomates, carottes ou salades sur le toit.
Les economies d'energie viennent d'une isolation soignee et efficace et un systeme geothermique encore en cours de mise au point prendra a l'avenir le relais du systeme plus classique actuel pour assurer le chauffage et la climatisation de la batisse.
Dans la maison de M. Cosgrove, plus de 80% des elements utilises ont ete recycles ou recuperes. Une partie de l'isolation est faite avec de la cellulose de papier journal recycle. Dans l'entree et la cuisine, le sol est constitue de belles plaques d'ardoise qui sont en fait de vieux tableaux noirs d'ecole retournes.
Le secteur du batiment est particulierement vorace et represente plus de la moitie de l'impact ecologique de l'homme sur la nature, fait valoir Emmanuel Cosgrove, notant qu'en Amerique du nord, il consomme 54% de l'energie totale utilisee, si l'on tient compte de tout ce qui est necessaire a la construction d'un batiment et ensuite a son fonctionnement.
"Ma maison, c'est mon exemple personnel d'un mode de vie plus durable", dit-il, avant d'ajouter: "il faudrait que beaucoup de gens commencent a le suivre pour qu'on ait un avenir".
<http://www.tv5.org/TV5Site/info/article-La_maison_la_plus__ecolo__d_Amerique_du_Nord_a_pignon_sur_rue_a_Montreal.htm?idrub=14&xml=070814122703.8ksymp2o.xml>
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6- L'architecture bioclimatique interesse Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, Actu-Environnement, 21/08/07
C. Seghier
 
Interesses par le theme de l'habitat et de l'economie durables, c'est notamment avec une maison bioclimatique que Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet ont choisi, fin juillet, de debuter leurs visites de terrain.
Gourmand en energie (43% de l'energie consommee en France), le Batiment est a lui seul responsable de 20% des emissions de gaz a effets de serre, dont 64% pour le seul secteur residentiel ! Chaque annee, plus de 220.000 maisons individuelles sont construites en France, aux conceptions encore trop timides sur le plan environnemental. Pourtant, de nombreux menages, aujourd'hui de plus en plus sensibilises a la lutte contre les emissions de gaz a effets de serre et aux economies d'energie sont prets a saisir l'opportunite de batir une maison qui assure un confort optimal, economise l'energie consommee, participe pleinement a la lutte contre le rechauffement climatique tout en preservant les ressources naturelles.
C'est pour faire face a cette demande que Gaz de France et Villa Soleil, en partenariat avec des industriels du secteur* et le soutien de l'Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie (ADEME) ont realise une premiere maison environnementale, inauguree en juin 2006. Simplicite traditionnelle et respect des principes bioclimatiques, integration de solutions techniques a faible impact sur l'environnement et dispositifs verts astucieux, caracterisent cette bastide traditionnelle de 148 m2 habitables avec 5 chambres, destinee a un usage locatif. Implantee en lotissement dans la peripherie de Bourg-les-Valence dans la Drome, la construction privilegie le confort de ses occupants et la chasse au gaspillage grace a une consommation energetique reduite de moitie. Le defi ? Batir une maison bioclimatique et environnementale performante, facilement reproductible pour etre adaptable a tous types de projets individualises, explique Laurent Beaugiraud, PDG de Villa Soleil, soucieux que cette demarche exemplaire puisse etre proposee aux quelques 200.000 acquereurs d'une maison neuve chaque annee. Le cout de ces solutions environnementales represente de 7 a 9% du prix de la vente de la maison estime a 280.000 euros (80.000 pour le terrain et 200.000 pour la maison seule).
A titre de parrain de la maison bioclimatique, Nicolas Vanier, aventurier, explorateur, ecrivain et cineaste, s'etait deplace a Valence le 21 septembre 2006 pour visiter cette maison et rencontrer ses locataires. Sous l'impulsion de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, la secretaire d'Etat chargee de l'ecologie et Jean Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, du Developpement et de l'Amenagement durables, sont partis la visiter fin juillet a l'occasion de leur premier deplacement de terrain dans le Gard et la Drome sur le theme de l'habitat et de l'economie durables.
Pour profiter au mieux des ressources naturelles et se proteger des agressions climatiques, la maison tient compte des atouts et contraintes du site. Son implantation est ainsi optimisee sur le terrain avec des orientations Sud Est/Sud-Ouest. Afin d'eviter les deperditions energetiques, les volumes architecturaux sont compacts et le cellier sert de tampon entre le garage et l'espace de vie chauffe. Les surfaces optimales des ouvertures (plus de 17 % de la surface habitable) et leur distribution (80 % des ouvertures orientees au Sud) permettent de profiter de la lumiere et des apports solaires. A noter, les ouvertures du sejour sont en opposition. Les baies vitrees sont equipees de volets roulants double paroi en aluminium avec isolation integree. Les plus exposees sont dotees de brises soleil de 1,20 m de largeur, de maniere a beneficier du soleil d'hiver tout en se protegeant de la chaleur estivale. Le debord de toit est partout de 0,60 m et la baie de la cuisine comporte un auvent. Enfin, pour eviter la reflexion de la lumiere, les terrasses sont decalees des ouvertures.
Les solutions techniques retenues visent un faible impact sur l'environnement. Ainsi, l'isolation thermo-acoustique des planchers, des plafonds et des murs, est renforcee par de la laine de verre, tandis que des rupteurs de ponts thermiques en assurent la continuite aux jonctions pour permettre de traiter 70 % des habituelles deperditions a cet endroit. Les fenetres coulissantes en aluminium comportent des vitrages peu emissifs avec lame argon. Quant au controle de l'air interieur, il est assure par un systeme de puits canadien couple a une VMC double flux. Principe : la ''temperation'' geothermique utilise la temperature du sous-sol qui varie entre 12°C et 15°C, pour rafraichir ou rechauffer de plus ou moins 3 a 5°C l'air neuf insuffle dans chaque piece de la maison. A cet effet, l'air exterieur circule dans des tuyaux (35 m) rigides et lisses, enterres a 1,80 m de profondeur. Un systeme by-pass favorise une prise d'air directe sur l'exterieur et la mise hors-gel.
L'installation de 4 m 2 de capteurs solaires en toiture du garage et d'un chauffe-eau solaire individuel permet de satisfaire gratuitement 70 % des besoins en eau chaude sanitaire des occupants. Le complement et le chauffage de la maison sont assures par une chaudiere gaz naturel a condensation et des radiateurs chaleur douce. Alimentes avec de l'eau a basse temperature, ces appareils - legerement surdimensionnes par rapport a des radiateurs classiques - induisent une condensation plus importante a la chaudiere, donc un meilleur rendement et des economies d'energie supplementaires ! En outre, leur chaleur plus homogene supprime pratiquement tous ecarts de temperature entre le sol et le plafond.
On sait qu'un degre de chauffage supplementaire equivaut a une augmentation de pres de 7 % de la consommation. C'est pourquoi l'installation est equipee d'un thermostat d'ambiance et d'un regulateur exterieur qui agit sur la modulation du bruleur pour les applications planchers chauffants et radiateurs. Les mitigeurs thermostatiques a double cran d'arrets, sont la pour reduire sensiblement la consommation en eau potable. Par ailleurs, la maison est livree avec des ampoules faible consommation et le systeme de prechauffage des eaux du lave-linge et du lave-vaisselle par le solaire entraine une moindre sollicitation de la resistance electrique des appareils.
En coherence avec la qualite environnementale de la maison et les exigences de ses occupants, le garage est equipe d'un robinet de remplissage pour un vehicule roulant au gaz naturel (GNV). Ce fluide presente de nombreux avantages : ce n'est pas un derive du petrole ; les ressources sont abondantes ; et pour ouvrir une station-service chez soi, il suffit de se brancher au reseau et de compresser le tout a 200 bars ! En outre, le gaz naturel qui ne s'enflamme qu'a 650 °C, supprime le risque d'explosion spontanee. Plus leger que l'air, il s'echappe sans former de couches inflammables en cas de fuite. Enfin, le GNV pollue peu, meme s'il s'agit encore d'un carburant fossile.
Bien sur, il est toujours possible de faire plus et mieux pour preserver notre planete et son propre confort, fait remarquer Laurent Beaugiraud. Au stade de la conception de la maison, on aurait pu opter pour des materiaux ecologiques supplementaires comme la terre cuite, le chanvre, les plumes de canard, ou bien pour une citerne de recuperation des eaux de pluies qui economise davantage d'eau potable, par exemple ! Mais cette maison exemplaire se devait d'etre aisement reproductible.
Grace a sa conception, la maison atteint un niveau de protection contre la surchauffe d'ete equivalent a une sensation de rafraichissement de 4 a 5°C par rapport a une maison conventionnelle. Soit une cotation bioclimatique 3*** pour le confort ete/hiver correspondant a 170 points en referentiel Gaz de France. De plus, avec 70 % des besoins en eau chaude sanitaire couverts par l'energie solaire et un montant de 300 €/an de gaz naturel pour le chauffage et le complement en eau chaude, la facture des occupants est estimee a moins de 1 euro/jour. Une aberration demeure cependant : les locataires de cette maison et le proprietaire n'ont pas pu beneficier du credit d'impot reserve aux habitations principales. A l'occasion de sa visite, Jean Louis Borloo a promis d'y reflechir ! Etendre aux proprietaires bailleurs le benefice du credit d'impot pour les investissements en economies d'energie fait d'ailleurs partie des 30 propositions, selectionnees par le debat web sur la maitrise de l'energie organise de mars a juillet par l'ADEME et SOPINSPACE, qui seront transmis au Ministere de l'Ecologie, du developpement et de l'amenagement durables pour alimenter les travaux lances par Jean-Louis Borloo dans le cadre du « Grenelle Environnement ».
*Partenaires industriels : ACOVA, ALDES, BANACRIL, CHAFFOTEAUX & MAURY, DELTA DORE, ISOVER, KP1, RAMON SOLER, SAINT GOBAIN GLASS, avec le Cabinet d'etudes thermiques BASTIDE ET BONDOUX (69).
Partenaires institutionnels : ADEME, Association Maisons de Qualite, Gaz de France, UCI-FFB (Union des constructeurs immobiliers-Federation Francaise du Batiment).
<http://www.actu-environnement.com/ae/news/borloo_morizet_bioclimatique_villa_soleil_3224.php4>
Par OL - Publié dans : cap21habitat
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Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 22:12
Vendredi 24 Août 2007
Les professionnels du bâtiment surestiment les coûts des bâtiments durables

D'après un article d'actu-environnement :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/wbcsd_lafarge_durable_construction_batiment_3231.php4
Une étude du WSCBD* révèle que les professionnels du secteur de la construction surestiment de 300% les coûts liés à la construction de bâtiments respectueux de l'environnement. Ainsi, les 1400 professionnels qui ont participé à l'étude évaluent à 17 % les coûts supplémentaires d'un bâtiment vert par rapport à une construction classique, soit plus de trois fois le surcoût réel estimé par WBCSD à 5 %. De plus, ils estiment que les bâtiments sont responsables de 19 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, alors que ce taux atteint 40 %, soit plus du double. L'étude révèle également que moins d'une personne interrogée sur sept a participé directement à un projet de construction durable. En Allemagne, ce chiffre est plus élevé (45%) tandis qu'en Inde, la mise en œuvre de la construction durable est à un stade plus précoce (5%). Parmi les architectes, les ingénieurs et les prescripteurs, environ 20% indiquent avoir pris part à un projet de construction durable. Seuls 9% des utilisateurs (propriétaires et locataires) disent avoir été confrontés au sujet.

* conseil mondial des entreprises pour le développement durable
 
Note du blog-master: le développement à la sauce "durable" quelle aubaine...
Par OL - Publié dans : cap21habitat
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